Faire un don

Centre pour l'intelligence émotionnelle en ligne

Nous souhaitons rendre la relation entre les gens et les médias sociaux plus positive. Le CIEL prend d'abord action auprès des jeunes en âge d’être au secondaire pour les conscientiser aux enjeux de santé mentale reliés à l’utilisation des médias sociaux. À travers des ateliers d’autodéfense numérique, nous brisons les mythes et nous tendons l’oreille à ces jeunes pour démarrer une conversation et en apprendre davantage sur les nouvelles normes sociales qu’ils créent et qui seront les standards établis pour les générations futures. En complément, et pour les adultes de 18 à 108 ans, nous faisons de la sensibilisation à ces mêmes enjeux à travers du contenu publié sur notre compte Instagram. Faits scientifiques vulgarisés, rencontres et entrevues avec des personnes expertes de l’environnement numérique, portraits d’utilisatrices et d’utilisateurs et réflexions sur les médias sociaux font partie intégrante de nos publications. Chaque mois, une thématique précise est abordée.

Alexandre
Champagne

Co-fondateur et président

Je crois encore fermement au pouvoir positif des réseaux sociaux, même si depuis quelques années nous réalisons leur emprise grandissante sur nos vulnérabilités psychologiques. La fondation vise à conscientiser les gens sur leur propre pouvoir face à ces outils. En étant de meilleures personnes, on engendre de meilleures plateformes.

Youtube ne nous force pas à regarder des vidéos jusqu'à en perdre notre sommeil, mais son interface et son design facilitent une telle chose quand on manque de discipline. Instagram ne nous oblige pas à consulter du contenu qui nous affecte psychologiquement, mais ses algorithmes qui nous connaissent bien savent nous montrer des images qui nous garderont longtemps sur notre téléphone, malgré notre volonté à s'en éloigner.

Alors on fait comment pour continuer d'utiliser ces outils puissants, utiles, pertinents, tout en préservant notre santé physique et mentale?


Mon premier contact avec les réseaux sociaux tels qu'on les connaît aujourd'hui remonte à 2008. Depuis, ils ont énormément changé mais à l'époque j'ai créé ma toute première "Fan page" sur Facebook, après avoir gradué de l'École Nationale de l'humour. C'était la plateforme parfaite, là où on allait pour "aimer" des choses et partager nos photos de voyage, de soupers entre ami.e.s et autres occasions plaisantes. Je l'avais vu comme une opportunité d'offrir mon travail à une audience, de construire ma crédibilité comme humoriste, tester du matériel, trouver du travail, le tout sans avoir à dépenser un sou et en toute autonomie.

C'est comme ça que sont nés Contrat d'gars, Trois fois par jour, Le Champagne Studio et mes ateliers sur l'art de réussir toutes ses photos avec son cellulaire.

Au fur et à mesure que j'utilisais les outils à ma disposition, dont Instagram et Facebook en grande majorité, j'observais un changement dans la manière dont ces applications évoluaient et dont les gens les utilisaient, moi inclus. Je n'aimais pas toujours ce que je voyais ou comment je me sentais et j'ai commencé à questionner les manières d'utiliser ces plateformes adéquatement. J'ai réalisé que je n'étais pas aussi ''libre'' que je le croyais sur les médias sociaux, que leur structure m'incitait à faire certaines actions au lieu d'autres.

À mon grand étonnement, tout ce que je trouvais sur «Les bonnes façons de se servir des médias sociaux» m'amenait vers la monétisation de mes plateformes: plus de "likes", plus d'abonnés et plus d'autres mesures de vanité inutiles, qui je le savais bien, n'allaient jamais combler de vide ou anéantir mon malaise grandissant.

La question la plus importante pour moi, à travers toutes mes réflexions, demeurait la même ; C'est la faute à qui, ce malaise collectif? C'est Facebook? Instagram? Mark Zuckerberg? Google? Les personnes utilisatrices? La réponse m'est égale. Ce qui m'importe, au final, est la manière dont les individus parviendront à mieux se sentir en naviguant à travers les différentes applications.


Je n'ai pas mis sur pied la fondation parce que je me considère comme un utilisateur modèle des médias sociaux. Je l'ai mise sur pied parce que bien au contraire, je considère que je fais partie de ceux qui ont besoin d'aide. Je l'ai fait aussi pour vous inviter dans ma quête vers des médias sociaux plus positifs, basés sur les principes d'intelligence émotionnelle. En collaboration avec les recherches scientifiques, les citoyens, les géants du numérique et les instances gouvernementales, je souhaite démarrer une conversation.

Ensemble, le but est de trouver comment prendre le contrôle et insuffler plus d'humanité dans les outils à notre disposition.

Intelligence
émotionnelle

Le problème n'est pas la technologie. Il se situe plutôt dans la vulnérabilité de la psychologie humaine.
Naomi Skwarna

Qu’est-ce que l’intelligence émotionnelle?

L’intelligence émotionnelle, c’est une habileté à identifier, exprimer, comprendre, maîtriser et utiliser les émotions. En d’autres mots, comment utiliser ses émotions de façon intelligente.

Le CIEL l’adopte parce que c’est une façon facile et accessible de se questionner sur son bien-être en plus d’entraîner des changements concrets sur son utilisation des médias sociaux.

Pourquoi l’intelligence émotionnelle?

Les plateformes ne sont pas des outils neutres. Leur succès exploite nos failles psychologiques pour des gains économiques. Exemple? Monétiser notre attention pour que nous passions plus de temps devant notre écran. Pourquoi? Pour nous exposer des publicités parfaitement ciblées.

Considérant que notre esprit est la partie sur laquelle nous avons le contrôle, les principes de l'intelligence émotionnelle semblent être une excellente manière de se munir de moyens de défense contre les mécanismes des médias sociaux.

Principes-
clés*

  1. Conscience et maitrise de soi

    Connaître ses forces et ses faiblesses. Reconnaître notre humeur au moment présent. Comment nos émotions ont-elles un impact sur ce qu’on fait? Comment adapter ses actions selon comment on se sent?

  2. Motivation

    Comprendre les raisons qui nous poussent à agir. Pourquoi on fait ce qu’on fait?

  3. Empathie et conscience sociale

    Être capable de reconnaître les sentiments des autres. Comment avoir une bonne influence sur notre entourage par nos actions?

  4. Conscience et maitrise des mécanismes des médias sociaux

    Comment les médias sociaux sont-ils conçus et dans quel but? Comment est-ce que nous pouvons adapter notre utilisation pour que ça nous aide à se sentir mieux?

*Notes

L’intelligence émotionnelle est un concept en psychologie développé dans les années 90. Toujours d’actualité, cette notion revêt plusieurs définitions et interprétations. Nous nous sommes basés sur les trois modèles qui semblent les plus adoptés scientifiquement, soit ceux de Mayer, Goleman et Reuven et Bar-On. Ces modèles se valent scientifiquement, mais offrent des perspectives différentes. À partir de ces modèles, nous avons simplifié et regroupé différents éléments pour deux raisons. Premièrement, nous avons adapté les principes-clés dans un but de vulgarisation scientifique. Deuxièmement, nous avons adapté les composantes de l’intelligence émotionnelle à l’utilisation des médias sociaux de manière pratique.

Médias
Sociaux

Qu’est-ce qu’un média social?

Les plateformes ne créent pas le contenu, mais elles font des choix importants à leur propos. (Gillespie, 2020)

Le terme « médias sociaux » englobe plusieurs plateformes très différentes. Snapchat, Facebook et Linkedin sont tous les trois des médias sociaux, car même s’ils offrent des modes d’utilisation différents, ils permettent tous de créer un profil personnel, de produire du contenu, et de partager celui-ci avec un réseau.

Comprendre les médias sociaux est un défi important puisqu’ils évoluent extrêmement vite. Par exemple, le Facebook qu’on utilise aujourd’hui est loin d’être le même que Facebook en 2008.

Notre
atelier

Dans un souci d'informer, de sensibiliser et d'éduquer les jeunes en âge d'être au secondaire sur les manières de bien se sentir et de naviguer à travers les médias sociaux, il est impératif pour nous de faire une place à la voix des jeunes, de les écouter et de ne pas leur faire la morale. Nous avions le désir de créer un échange et une discussion avec eux, pour mieux comprendre leur réalité et leur manière à eux d'utiliser les plateformes. Nous avons donc développé une offre de service grâce à Bien-Être Numérique afin d'aller donner des ateliers d'autodéfense numérique aux écoles secondaires.

L’Autodéfense numérique est un atelier destiné aux élèves de la 3e à la 5e secondaire qui invite les jeunes à réfléchir à la place qu’occupent Internet, les téléphones intelligents et les médias sociaux dans leur vie.

Atelier d’autodéfense numérique

Qu'est-ce que l'autodéfense numérique?

Le but des ateliers scolaires est d’amener les ados à développer un réflexe d’autodéfense numérique. Savoir se défendre, c’est d’abord être consciente ou conscient des mécanismes derrière notre relation aux technologies. Pendant les ateliers, les jeunes développent leurs connaissances de ces mécanismes, leur regard critique face aux discours sociaux à propos des technologies, ainsi que leur capacité d’introspection par rapport à leur utilisation personnelle des médias numériques.

Les ateliers scolaires visent à générer un dialogue inclusif et nuancé avec les élèves des écoles secondaires autour de l'utilisation saine des technologies, en abordant de nombreux enjeux du numérique, tels son impact sur la performance scolaire, le stress, la santé mentale, la cyberdépendance et la qualité des rapports sociaux.

Durée

50 à 75 minutes

Public

Élèves de 3e, 4e et 5e secondaire dans les régions de Sherbrooke et Montréal

Lieu

Dans les régions de Sherbrooke et Montréal*

*Éventuellement, nous souhaitons offrir des ateliers à plus grande échelle, mais nos ressources nous permettent présentement de proposer l’atelier exclusivement dans les villes de Montréal et Sherbrooke.

Objectif

  • Diminuer les effets potentiellement néfastes de l'environnement numérique
  • Aider les jeunes à se sentir bien dans leur relation avec différentes technologies
  • Développer un esprit critique et une utilisation consciencieuse du numérique

Équipe

Alexandre Champagne

Co-fondateur et président

Emmanuelle Parent

Co-fondatrice et doctorante en communication, médias sociaux

Comité
inclusion

Le comité inclusion regroupe des personnes professionnelles en création de contenu qui ont une sensibilité pour différentes communautés marginalisées. Ce groupe d’individus offre leur service-conseil, la mobilisation de leur réseau, en plus de participer de différentes façons à la création du contenu, aux politiques internes de la fondation et veiller à ce que l'ensemble des opérations soient inclusives pour toutes les personnes.

Conseil
d'administration

Alexandre Champagne

Président

Jean-François Chaîné

Vice-Président
Co-fondateur et VP Operations Locomotive

Mouafek Abada

Trésorier
MBA, D. Fisc., CPA auditeur, CGA
Associé fiscaliste
MDCB Comptables Professionnels Agréés S.E.N.C

Brigitte Jalbert

Administratrice
Présidente-directrice générale
Carrousel

Charles-Antoine Barbeau-Meunier

Administrateur
Externe en médecine, Co-fondateur Bien-être numérique

Comité
aviseur

Les connaissances scientifiques au sujet des médias sociaux et du bien-être avancent continuellement. Dans un effort de vulgarisation, Le CIEL souhaite faire le pont entre ce savoir et la population générale. En ce sens, le comité aviseur joue un rôle important au sein de la fondation : offrir des ressources, des conseils et une expertise rigoureuse sur ses activités.

Sophie Leroux, Ph.D.

Psychologue au CHU Sainte-Justine, autrice, conférencière et formatrice

Jean-François Biron

Chercheur à la Direction régionale de la santé publique de Montréal

Magali Dufour, Ph.D.

Professeure agrégée en psychologie à l’Université du Québec à Montréal

Ariane Leroux-Boudreault, Ph.D.

Psychologue, autrice et professeure associée à l’Université du Québec à Montréal

Charles-Antoine Barbeau-Meunier

Externe en médecine, Co-fondateur Bien-être numérique